Andranik : Lorsque l'on évoque
le combat pour la libération de l'Arménie, le premier nom
qui s'impose est Andranik: comme un aigle, il vole de montagne en montagne.
Suite...
_____ Les khatchk'ars : Ce sont des monuments typiques de l'art Arménien.
Leur pricipal décort consiste en une grande croix Suite... _____
Sarkis est un trouvère du XIVème siècle qui n'est
connu que par une seule oeuvre : Louange du brave Liparid
.Suite...
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Armen Gulkhanian contemple ses plantations de mûriers, aux environs de
Mardouni, à une trentaine de kilomètres de Stépanakert.
"Avec quelques centaines d'arbres, ma production reste artisanale, avec
quelque milliers de bouteilles de ce fameux tti oghi -Ndlr alcool de mûre-
du Karabagh. Une production que j'écoule sur le marché de Stépanakert,
Mardouni et Mardakert. Mais à terme, je désire agrandir mon exploitation
par une emprunt et me lancer dans l'exportation." nous confie Armen. Ancien
combattant durant les années de la guerre de libération du Karabagh,
Armen, natif de Mardouni reste très proches de ses racines et de cette
terre du Karabagh. "Ces montagnes boisées, ce Paradis terrestre
qu'est l'Artsakh, c'est ma vie" lance-t-il en scrutant les sommets des
montagnes qui couvrent l'horizon. Armen nous tend quelques verres de ce fameux
touti oghi que les Karabaghtsis appellent tti oghi. "Buvez, notre tti oghi
est le meilleur qui puisse exister, il a des vertus médicinales et il
prolonge la vie. Voyez nos centenaires, le secret de leur longévité
est la consommation régulière du tti oghi." reprend Armen
en portant un verre "à la santé des Arméniens de la
diaspora".
Mais derrière l'aspect chaleureux et bon enfant, Armen confiera plus
tard ses angoisses. "Cette guerre nous l'avons gagné. Mais cette
situation étrange de ni-paix, no-guerre, n'est pas propice à relancer
l'économie de notre République du Haut-Karabagh. Et avec toutes
ces rencontres Kotcharian-Aliev et le rapprochement de Moscou avec Bakou, je
ne vois rien de bon pour l'avenir du Karabagh" reprend Armen et ajoute
"dans le cas où les Azéris seraient tentés de revenir,
le peuple du Karabagh leur donnerait une nouvelle leçon. Les Karabaghtsis
triompheront toujours. Mais aujourd'hui la guerre se gagne surtout sur le plan
économique, et dans ce domaine, nous sommes en retard par rapport au
reste du monde. Et une nouvelle guerre nous replongerait encore plus dans le
chaos.".
Le Karabagh jadis coupée de l'Arménie par des frontières
politiques a longtemps vécu en autarcie. Repliés sur eux-mêmes,
les paysans de la région ont développé une économie
basée sur la production artisanale et familiale, suffisant aux besoins
locaux. Ainsi, presque chaque famille du Karabagh avait sa recette de préparation
du traditionnel tti oghi comme celle du tonir (pain), saucissons, confitures
et conserves pour l'hiver. Des comportements héritées d'une histoire
qui plonge ses racines dans l'origine de la naissance du peuple arménien.
"Aujourd'hui, avec la modernité et l'économie de marché
la petite production familiale doit laisser place à la production artisanale
et industrielle. L'économie du Haut-Karabagh connaissant ces dernières
années un changement rapide vers cette forme nouvelle d'échanges
économiques. Il convient donc de produire non pas pour le marché
intérieur, mais pour l'export. Et importer avec les devises tous les
biens que nous ne pouvons produire" dit Armen en montrant sa nouvelle Mercedes
d'occasion qu'il vient d'acheter en Allemagne.
En caressant le signe de sa Mercedes, Armen lancera "nous sommes des consommateurs
comme tous les peuples européens et nous devons absolument ouvrir notre
économie à l'investisseur étranger pour pouvoir exporter
notre production et acquérir des devises. Car l'ère du troc est
révolue...".
Stepanakert/Mardouni