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Ourartou : Il existe très peu d'informations sur l'émergence de cette nouvelle entité politique autour du lac de Van et qui forma le royaume d'Ourartou. Suite...
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Le traité de Kars, en 1922, abroge le traité de Sèvre. L'arménie perd en une signature la majeure partie de son territoire.
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pose de grands soucis à l'Arménie. même si l'écologie est un luxe dont elle ne peut pas se permettre.Suite...
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Economie

  Le Haut-Karabagh

  Le Karabagh

Les premières données historiques relatives à l'Artsakh (nom arménien du Haut Karabagh) remontent à l'époque de l'Ourartou (IX - VI siècles av. J. -C.). Selon le géographe grec Strabon et l'historien arménien du Vème siècle Movsès Khorénatsi avec la province Outik, l'Artsakh formait les frontières orientales de l'Arménie.

Du XVI au XVII siècles, quelques grandes familles arméniennes d'ascendances princières détenaient des îlots d'indépendance (de la domination perse) en Arménie orientale et notamment au Karabagh. Cinq d'entre elles forment une coalition appelée à l'époque les 5 Mélikats. A cette époque-ci le pays obtient son nom perse Karabagh qui signifie " jardin noir ". Plus tard, sous la domination russe au XIX siècle, le nom Karabagh se complète avec l'épithète russe Nagorny, signifiant " montagneux ".

Au cours de l'histoire, le territoire du Karabagh a toujours été considéré par les puissances limitrophes comme un point stratégique pour établir leur hégémonie en Transcaucasie. Et ce n'est pas un hasard si, en 1813 au moment de la division du territoire entre la Russie et la Perse, le traité de paix a été signé près d'un village du Haut Karabagh, Gulistan. Aux termes de ce traité, le Haut Karabagh et d'autres territoires du Caucase du Sud passaient de la Perse à la Russie.

En 1918, les Républiques d'Arménie et d'Azerbaïdjan proclament leur indépendance et manifestent des revendications territoriales à l'égard des régions de Zanguézour, du Nakhidjévan et du Karabagh. Ces revendications territoriales font du Haut Karabagh le théâtre d'une guerre implacable.
En réaction aux injonctions azerbaïdjanaises d'avoir à se soumettre aux autorités au pouvoir dans ce pays, les Arméniens du Haut Karabagh, comme plusieurs fois déjà au cours de leur histoire, ont pris les armes pour défendre leur Patrie. Pendant cette période, ils élisent un organe représentatif, l'Assemblée nationale. Ce sont les membres de l'Assemblée nationale qui mènent les négociations avec l'Azerbaïdjan, l'Arménie et d'autres pays impliqués. L'Assemblée constitue des forces militaires et crée des organes locaux du pouvoir. Malgré la supériorité des forces ennemies et l'absence de soutien extérieur, l'Assemblée Nationale du Haut Karabagh a pu ainsi organiser la défense du territoire.
Déjà à l'époque, les grandes puissances et la communauté internationale, par le truchement de la Société des Nations, ont reconnu que le statut du Haut Karabagh était "à débattre ". L'Arménie épuisée par les guerres et le génocide, aspirant avant tout à la paix, a donné son accord pour reconnaître le "statut à débattre" du Haut Karabagh et laisser la solution des conflits territoriaux à la communauté internationale à la condition expresse que l'on prenne en compte le droit imprescriptible du Haut Karabagh à l'autodétermination.
Le caractère de "statut à débattre" du Haut Karabagh a été reconnu également par le Congrès de la Paix à Paris, par la Russie devenue soviétique ainsi que par l'Azerbaïdjan. D'ailleurs, les convoitises azerbaïdjanaises à l'égard de certains territoires arméniens tels le Karabagh, le Zanguézour, le Nakhidjévan étaient la principale cause de la non-reconnaissance de la République démocratique d'Azerbaïdjan par la Communauté Internationale et de sa non-intégration au sein de la Société des Nations.
C'est seulement au mois de septembre de 1920 que l'Assemblée nationale du Haut Karabagh reconnaît la souveraineté azerbaïdjanaise à une condition que le statut définitif du pays soit déterminé à la Conférence de Paris.
En décembre 1920, après la soviétisation de l'Azerbaïdjan, les autorités de la République Socialiste Soviétique d'Azerbaïdjan nouvellement créée déclaraient renoncer à leurs prétentions sur les territoires litigieux et reconnaissaient officiellement le droit à l'autodétermination libre et totale du peuple du Haut Karabagh. Mais ce sont les bolcheviks russes qui, en 1921, ont décidé à leur façon du destin du Haut Karabagh.
Hantés par l'idée de répandre " la révolution prolétarienne" dans l'Orient musulman, de fortifier le nouveau pouvoir de la R.S.S. d'Azerbaïdjan et d'exporter pacifiquement cette révolution vers la Turquie, ils rattachèrent, le 5 juillet 1921, par une décision juridiquement arbitraire du bureau caucasien du Comité Central du parti bolchevik, présidé par Staline, le Haut Karabagh à l'Azerbaïdjan.
En 1923, sur ce territoire, fut constituée une région autonome qui reçut par la suite le nom de Région Autonome du Haut Karabagh.
Ainsi, le problème du Haut Karabagh n'a pas été résolu mais "gelé" pendant près de 70 ans. C'est pour cette raison que, dans le cadre d'un régime soviétique totalitaire, en dépit des persécutions qui se produisaient au gré des phases d'évolution de l'URSS, la grande majorité des Arméniens du Haut Karabagh a protesté contre la politique nationaliste de Bakou.
Il est important de souligner que ces protestations étaient de nature pacifique et conformes à la Constitution. Dirigeants et intellectuels se présentaient avec lettres, suppliques et requêtes adressées au pouvoir central de Moscou (en 1945, 1966, 1977) et demandaient de reconsidérer une décision arbitraire et anticonstitutionnelle, et de discuter la possibilité d'une intégration du Haut Karabagh au sein de l'Arménie.
Une nouvelle étape dans l'évolution du conflit du Haut Karabagh a commencé en 1988, pendant la fameuse période de la "Perestroïka" à la suite de la libéralisation du régime soviétique.
Le 20 février 1988, au cours de la session du Conseil régional, les députés du Haut Karabagh ont pris la décision de soumettre à l'arbitrage des Soviets Suprêmes d'Azerbaïdjan et d'Arménie le détachement de la région du Haut Karabagh de la R.S.S. d'Azerbaïdjan et son rattachement à la R.S.S. d'Arménie. Le Comité central, puis le présidium du Soviet suprême s'opposeront cependant à cette demande de redécoupage.
Le 12 juin 1988, le Conseil régional du Haut Karabagh adopte une décision de sécession de la région de R.S.S. d'Azerbaïdjan se basant sur la Constitution de l'URSS qui autorise l'exercice du droit à l'autodétermination.
Le lendemain, le Présidium du Soviet suprême de la République d'Azerbaïdjan déclare que la décision de la sécession du Karabagh est un acte illicite et anticonstitutionnel : l'article 78 de la Constitution soviétique interdisait un quelconque changement des frontières d'une république soviétique sans son consentement.
Le 15 juin 1988, le Parlement d'Arménie vote une motion en faveur de rattachement du Haut Karabagh à l'Arménie.
Le 15 janvier 1990, le Présidium du Soviet suprême d'URSS décrète l'état d'urgence au Haut Karabagh. Le Parlement arménien déclare, le 13 février 1990, " sans effet juridique, étrangère au droit international et illégale " la décision du Bureau du Caucase du PC en date du 5 juillet 1921, relative à l'incorporation du Haut Karabagh à l'Azerbaïdjan. Le présidium du Soviet suprême d'Azerbaïdjan considère, à son tour, que l'arrêté arménien du 13 février 1990 était juridiquement " nul et non avenu ".
A la phase revendicative succède une phase d'hostilités. L'éclatement de l'URSS provoque la proclamation d'indépendance de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Le 30 août 1991, les autorités azerbaïdjanaises annoncent le rétablissement de l'indépendance nationale de l'Azerbaïdjan sur la base de la République démocratique de 1918-1920 ; le territoire du Haut Karabagh n'en faisait pas alors partie. En se proclamant République indépendante, quatre jours après l'Azerbaïdjan, le 2 septembre 1991, le Haut Karabagh rentrait ainsi dans le cadre de la loi soviétique relative à la solution des problèmes afférents à la sortie de l'URSS des Républiques fédérées : l'article 3 de cette loi dispose que les peuples des Républiques et entités autonomes ont le droit de décider de leur maintien dans l'Union soviétique ou dans la République fédérée qui s'y attache, et de choisir leur statut politique et juridique. L'Azerbaïdjan répond à cette proclamation par un acte, en date du 26 novembre 1991, décrétant l'annulation du statut d'autonomie de la région du Haut Karabagh, sans consultation des habitants.
C'est à ce moment-là qu'est prise par les " autorités " du Karabagh la décision d'organiser un référendum sur la question du statut d'Etat indépendant pour la région. Le 10 décembre 1991, la population de la RHK s'exprime à une majorité écrasante pour l'indépendance totale vis à vis de la RSS d'Azerbaïdjan, dont les autorités avaient déjà annoncé leur décision d'être indépendants de l'URSS. La proclamation de l'indépendance du Haut Karabagh entraîne une guerre violente entre l'automne 1991 et le printemps 1994. Cette période est marquée par des opérations militaires intensives, mais aussi par les manœuvres diplomatiques des États impliqués dans le conflit.
Ainsi, commencé, selon certains, comme un "banal conflit ethnique", le conflit du Haut Karabagh se transforme en véritable guerre impliquant non seulement les puissances régionales (Iran, Turquie et Russie) mais aussi les organisations internationales telles l'ONU et l'OSCE.
En mai 1994 un cessez -le-feu est établit et met fin à cette terrible guerre. La prise en charge de la détermination du statut du Haut Karabagh par la diplomatie internationale a abouti à un encadrement européen. C'est l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) qui a servi de cadre permanent de négociations. Les actions entreprises par l'OSCE ont été largement soutenues par l'Organisation des Nations Unies. On a vu ainsi se succéder trois propositions présentées par les coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE appelées respectivement les solutions "par étape", "en paquet ou globale", ainsi que la proposition "d'Etat commun". Toutes ces propositions ont été refusées par les parties en conflit. Malgré les multiples rencontres des présidents arménien et azerbaïdjanais, ayant pour objectif de lancer les bases de négociations, la solution du conflit reste toujours dans l'impasse.

Pour en savoir plus :
Voir le drapeau et les armoiries du Karabagh
La guerre de 1988-1994
L'ancienne presse arménienne et l’Artsakh
Photos du conflit
Point de Vue Azéri (8 Aout 2001)
Chouchi l'écartelée - (Article du Figaro du 8 Août 2001)

Le site de la République du Haut Karabagh (en Français)
Le site du Gouvernement du Haut Karabagh (anglais, arménien, russe)

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