Le Paradis en Arménie : Pendant
très longtemps, l'homme a cherché à situer le Paradis
Terrestre. Cette quête l'a mené parfois en Arménie..
Suite...
_____ Analyse : Après une forte croissance entre 1994 et 1998,
la situation économique en Arménie se dégrade.. Suite _____ Atatürk est né en 1881 dans le quartier de Kocakasim
de Salonique, dans une maison rose de trois étages située
sur la rue d'Islahhane. Suite...
_____
"L'atout diaspora", c'est sous ce titre que Yannick Le Bourdonnec
consacre l'éditorial du "Nouvel Economiste" (daté du
15 juin 2001) au rôle économique croissant des diverses diasporas,
sur leur pays d'origine.
Se fondant sur le nouveau poste ministériel du gouvernement de Silvio
Berlusconi, chargé gérer les affaires de l'Italie avec "les
Italiens du monde", l'éditorialiste du bimensuel économique
parisien voit dans ce "ministère supranational", la volonté
du chef du gouvernement italien un moyen "d'institutionnaliser un lien
entre l'Italie et ses ressortissants répartis sur la planète".
Selon Yannick le Bourdonnec "les Italiens constituent l'une des principales
diasporas américaines, et leur poids économique outre-Atlantique
est aujourd'hui considérable. Ils y jouent le rôle d'ambassadeurs
efficaces des produits de la Péninsule, mais ils peuvent aussi diriger
vers leur mère patrie les connaissances acquises aux Etats-Unis"
et d'ajouter que "c'est ce réseau que Silvio Berlusconi veut renforcer
au profit de son pays". Une aide efficace car selon "Le Nouvel Economiste",
"au cours des dernières années, la mondialisation de l'économie
a valorisé les diasporas. Indienne, chinoise, arménienne ou juive,
elles ont prouvé leur utilité au service du pays ou des peuples
dont elles sont issues".
Ces diasporas seraient ainsi devenus d'incomparables outils de rayonnement et
d'enrichissement des nations dont elles sont originaires. A titre d'exemple
"Le Nouvel Economiste" site le cas des quelque 40 millions des descendants
d'Irlandais au Etats-Unis, qui dirige vers l'Irlande -un petit Etat d'à
peine 3,5 millions d'habitants- près de 40% de l'investissement américain
en Europe.
Ainsi ces descendants d'émigrants économiques, ces exilés
politiques ou réfugiés jadis rejetés tant par les pays
d'accueil que la patrie d'origine tiennent aujourd'hui la vedette du progrès.
A l'ère de la mondialisation et de la communication rapide, les liens
ethniques entre composants d'une même nation d'origine se recrées
à travers les réseaux d'échanges et de communications.
Jacques Atali, dans une récente chronique à "l'Express",
ne voyait-il pas ainsi Internet comme "l'outil des diasporas" capable
de réduire en quelques secondes les barrières géographiques
d'une terre devenue village planétaire ?
Les vicissitudes de l'Histoire, le génocide et l'émigration récente
qui vidèrent et vident malheureusement encore de nos jours l'Arménie,
peuvent aussi s'avérer comme autant de facteurs de renforcement de l'Arménie.
Le rôle politique, économique et culturel de la diaspora arménienne
est déjà perçu par les autorités arméniennes
comme une chance de relever la République arménienne de ses fléaux.
"La Géorgie et l'Azerbaïdjan n'ont pas la chance d'avoir une
diaspora forte et organisée comme la diaspora arménienne"
lançait en avril dernier le président arménien Robert Kotcharian,
à la veille du sommet d'investissement économique en Arménie
qui se tenait à New York.
Cette diaspora arménienne qui fut à l'origine du mouvement d'aide
international lors du séisme meurtrier qui frappa l'Arménie en
décembre 1988 était également un soutien tant financier
que politique lors de la guerre du Karabagh et de l'établissement de
l'Etat arménien en 1991.
C'est encore cette diaspora qui construit quelques écoles, ponts et routes
en Arménie et au Haut Karabagh, qui arrachait en janvier dernier la reconnaissance
du génocide arménien par la France.
"Sans la diaspora, on ne peut pas imaginer que l'Arménie s'en sorte
seule de la crise" lançait récemment un ministre arménien
de passage à Paris. La diaspora, ce membre éloigné de la
famille arménienne est aujourd'hui plus que jamais placée devant
la responsabilité de la prise en charge partielle de la relève
de l'Arménie. Légitimisée par un regard nouveau des autorités
d'Erévan, qui ne la considèrent plus comme une "vache à
lait", cette diaspora pourrait dépasser les clivages politiques
se surpasser dans sa mission de la refondation de l'Etat arménien renaissant.