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Coopération renforcée entre l\'Arménie et la Ligue Arabe [0]Commentaires
Date : 21/01/2005
Auteur
vartan
L\'Arménie vient de signer un protocole d\'accord avec la Ligue Arabe. En visite au Caire, mercredi 19 janvier 2005, le ministre des Affaires étrangères d\'Arménie Vartan Oskanian et le sécrétaire général de la ligue, Amr Musa, ont signé un mémorandum pour des consultations et une coopération politique régulières dans les domaines de la science, de l\'éducation et de la culture. Cet accord devrait permettre une nouvelle phase de coopération entre l’Arménie et l’organisation pan-Arabe.
Au cours de la réunion, les deux parties ont échangé leurs points de vue sur la situation internationale. Oskanian et Musa ont longuement abordé le sujet des élections en Irak et l\'issue concernant le règlement du conflit israélo-palestinien. Vartan Oskanian a donné des précisions au sécrétaire général de la ligue Arabe sur la situation actuelle du règlement du conflit de Haut-Karabakh et la situation des relations de l\'Arménie avec ses voisins. Durant son séjour, le ministre Oskanian a rencontré la ministre Egyptienne de la coopération internationale Mme. Faiza Abul Naga ainsi que le ministre des Affaires étrangères d\'Egypte Ahmed Aboul Gheit.
Site de l'auteur:www.cdca.asso.fr
Genève invite les villes de Suisse à reconnaître le génocide Arméniens [0]Commentaires
Date : 20/01/2005
Auteur
vartan
Le soir du 18 janvier 2005, le Conseil municipal de la Ville de Genève a reconnu, dans sa session plénière, le génocide des Arméniens de 1915 et a invité toutes les villes de Suisse à faire de même. La décision a été prise à l’unanimité du législatif genevois.
Toutes les formations politiques se sont regroupées autour de cette décision qui, par l’envergure du vote et le caractère de son message, offre une nouvelle dimension à la connaissance et à la reconnaissance universelle de ce génocide, alors que cette année on commémore son 90è anniversaire. La déclaration rappelle que ce génocide est un des seuls crimes contre l’humanité qui continuent à être niés par l’État même qui est l’héritier politique des auteurs de ce génocide et qui va jusqu’à criminaliser l‘acte de sa reconnaissance.
En Suisse, même après sa reconnaissance à la majorité absolue par le Conseil national le 16 décembre 2003, le Conseil fédéral persiste à ne pas reconnaître ce génocide, laissant aux historiens le soin de se prononcer sur la qualité du crime alors que c’est au politique de le définir et de le dénoncer, tel qu’il l‘a été fait dans la Convention de l‘ONU sur le génocide. De son côté, le gouvernement turc a été largement désavoué, en Europe comme aux États-Unis, où la Chambre des Représentants a dernièrement décidé de lui interdire d’utiliser pour sa propagande révisionniste l’aide au développement qu’il lui octroyait. À la fin décembre 2004, le Parlement des Pays-Bas, un des États fondateurs de l’Union européenne, devait reconnaître à l’unanimité le génocide des Arméniens en demandant à son gouvernement de rappeler la reconnaissance de ce crime à chaque rencontre avec les représentants turcs.
Par ce geste décisif, la Ville de Genève, symbole international, rappelle sa longue tradition d\'engagement pour les droits de l’homme, le respect des minorités et la justice pénale internationale. Elle souligne le caractère imprescriptible des crimes contre l’humanité et oeuvre concrètement pour la réconciliation, sur la base de la vérité, des peuples turc et arménien.
Site de l'auteur:www.cdca.asso.fr
La négation du génocide arménien pénalisée en France en 2005 ? [0]Commentaires
Date : 06/01/2005
Auteur
vartan
La loi française reconnaissant le génocide arménien* a été mise à l’épreuve lors du récent procès intenté par le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) à l’encontre du Consul Général de Turquie à Paris.
Le jugement rendu par la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris le 15 novembre 2004 démontre que la contestation en France du génocide arménien n’est pas un délit. Cette décision ayant apportée la preuve qu’il faut une loi pour protéger les citoyens français de la négation du génocide arménien, le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) demande aux parlementaires d’ajouter un volet pénal à la loi du 29 janvier 2001 sans quoi, la France prendrait le risque de laisser se développer l’Hydre négationniste.
Nous adressons un message particulier aux différents groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale :

- au groupe socialiste, qui a déposé le 8 juin 2004 une proposition de loi sanctionnant le génocide arménien (n°1643), auquel nous demandons d’utiliser sa plus prochaine niche parlementaire,
- aux députés UMP et UDF ayant signé la proposition de loi (n°1359) déposée en janvier 2004, auxquels nous demandons de soumettre en conférence des Présidents la mise à l’ordre du jour de la discussion sur leur proposition de loi,
- à tous les députés qui ont indépendamment déposé des propositions de loi dans ce sens (n° 479 et n°300), auxquels nous demandons de se réunir pour envisager la meilleure façon de faire aboutir le vote.
« La nécessité de sanctionner pénalement le négationnisme en France devient cruciale cette année, notamment dans l’optique de l’ouverture des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. La multiplication des actes anti-arméniens, les publications et autres pamphlets négationnistes édités sur Internet sont autant d’éléments qui nous dictent l’importance de cette démarche » a déclaré Harout Mardirossian, président du Comité de Défense de la Cause Arménienne.
* «La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915», loi 2001-70 du 29 janvier 2001.
Paris, le jeudi 6 janvier 2005.
http://www.cdca.asso.fr
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